Ma Maison confortable sans gaspiller d’énergie

L'énergie la moins chere est celle que nous ne dépensons pas !

Entre des gestes simples qui ne remettent en cause que quelques habitudes, des investissements malins à faire de temps à autres, mille pistes s’offrent à vous : votre maison peut être saine, agréable à vivre, confortable et économe. Ainsi, vous pouvez améliorer votre qualité de vie sans pour autant dégrader la qualité de votre environnement.

Les ménages consomment 47 % de l’énergie produite en France, pour leurs besoins domestiques.
En modifiant son comportement ou ses choix d’investissements, chacun d’entre nous possède une vraie marge de manœuvre pour réduire sa consommation d’énergie : quelques habitudes qui évoluent et des dépenses judicieuses permettent, à confort égal, une efficacité énergétique bien meilleure à la maison et une facture allégée.

Un poste gourmand : chauffage et eau chaud sanitaire

Même si les maisons neuves Bernard Jambert ont une efficacité énergétique reconnue, qui ne rêve pas de voir fondre sa facture de chauffage et d’eau chaude ? Pour y parvenir, inutile de faire de sa maison une banquise, ni de se laver à l’eau froide.

Surveillez vos radiateurs

19 °C dans les pièces à vivre, 16 °C dans les chambres, c’est bon pour la santé, le porte-monnaie et l’environnement. Un degré de moins, c’est peut-être un pull en plus, mais c’est surtout 7 % de consommation en moins.
Vos convecteurs électriques ne chaufferont pas plus vite si vous les poussez à fond. Mais ils ne s’arrêteront pas une fois la pièce à la bonne température et vous surchaufferez.

Réglez la température de l’eau chaude

55 à 60 °C pour l’eau chaude sanitaire, c’est assez pour limiter le développement de bactéries pathogènes, mais pas trop, pour éviter l’entartrage du chauffe-eau.

Entretenez la chaudière

C’est nécessaire pour votre sécurité, pour la « santé » de votre chaudière (moins de risques de panne, longévité accrue du matériel) et celle de vos finances (une chaudière régulièrement entretenue : 8 à 12 % d’énergie consommée en moins). Et c’est obligatoire tous les ans …

Empêchez la chaleur de s’échapper …

… c’est une façon économique de se chauffer : en isolant le toit ou les murs de la maison (10 à 20 % d’énergie épargnée), les planchers bas (5 à 10 %), en optant pour des fenêtres à double vitrage (un double vitrage à isolation renforcée améliore votre confort et permet des économies de chauffage de l’ordre de 10 %) et en veillant à l’étanchéïté de leur bâti. Attention ! Une maison bien isolée doit être bien ventilée pour éviter les problèmes d’humidité.
Et l’eau chaude ? Ne la laissez pas refroidir dans les tuyaux, calorifugez-la !

Optez pour une chaudière performante

Avec une chaudière performante, vous économiserez au moins 15 % de votre consommation, et jusqu’à 30 ou 40 % en optant pour certains modèles « basse température » ou « à condensation ». En plus, votre installation polluera moins et produira moins de gaz à effet de serre : en France, le remplacement des chaudières de plus de 20 ans économiserait le rejet de plus de 7 millions de tonnes de CO2.

Régulez et programmez le chauffage

Un chauffage intelligent qui vous fasse faire des économies ? C’est possible : vous consommerez jusqu’à 10 % de moins avec un système de régulation qui commande le chauffage en fonction d’une température choisie et moins encore avec une horloge de programmation qui réduit automatiquement la température la nuit ou quand la maison est vide.

Utilisons l'électricité à bon escient !

Il n’y a pas d’autre moyen, pour faire marcher un réfrigérateur, une télévision, un ordinateur ou une machine à laver, que de les brancher à la prise de courant la plus proche : ce sont les usages spécifiques de l’électricité

Dans ce domaine, le poste le plus gourmand est la production de froid (environ 1 000 kWh par an). Puis vient l’éclairage (environ 500 kWh par an), le sèche-linge, la ventilation (VMC, environ 300 kWh par an).

Lave-linge, lave-vaisselle, téléviseur, Hi-Fi et ordinateur sont moins gourmands. Il faut pourtant se garder de négliger les consommations sournoises que génèrent les veilles de certains appareils (audiovisuel, ordinateurs, appareils ménagers) pour rendre un service… souvent inexistant.

Faite sécher le linge à l’air libre

Avec une consommation d’environ 500 kWh par an, le sèche-linge grignote à lui seul 15 % de votre consommation annuelle d’électricité (hors chauffage). Profitez de l’air libre ou d’un local bien ventilé pour faire sécher votre linge : c’est très rentable …

Surveillez les veilles

Qu’est-ce qui consomme de 300 à 500 kWh par an (c’est à dire 10 fois plus que la consommation annuelle d’un fer à repasser) sans rien produire en échange ? Réponse : les veilles des magnétoscopes, téléviseurs, chaînes Hi-Fi, décodeurs, ordinateurs, fours,… La plupart sont inutiles (un magnétoscope, par exemple, garde plus d’un mois en mémoire les chaînes programmées). Déconnectez donc ces appareils quand ils ne sont pas en service.

Achetez avec l’étiquette énergie

Divisez la consommation de votre réfrigérateur ou de votre congélateur par 3 ou plus en achetant un appareil performant, signalé par la lettre A sur l’étiquette énergie. Cette étiquette figure aussi sur les lave-linge, les lave-vaisselle, les sèche-linge et les ampoules électriques : vous savez ainsi qui est sobre … et qui l’est moins.

Bien concevoir la cuisine

On ne le sait pas toujours mais bien penser son plan de cuisine, c’est économiser de l’énergie !

  • Prévoyez une largeur suffisante pour le réfrigérateur. Les appareils performants sont parfois plus larges (66 cm au lieu de 60) car leur isolation est plus épaisse ;
  • Réservez-lui un emplacement loin du four ou du radiateur, et le moins ensoleillé possible ;
  • Placez le plan de travail de façon à profiter au maximum de la lumière du jour.

Source : Ademe, CEREN, Les chiffres clés du bâtiment

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Ma Maison économe en eau

Nous consommons en moyenne chaque jour 200 litres d’eau potable. Nous l’utilisons pour la boisson et la cuisine, bien sûr, mais aussi pour la toilette et les toilettes, la lessive et la vaisselle, l’arrosage du jardin, le lavage de la voiture. Parmi ces usages, tous, loin de là, ne nécessitent pas de l’eau potable. Et il y a les fuites, les gaspillages… Des robinets en bon état, des appareils économes, des aménagements de nos habitudes permettent de substantielles économies. Optimisons notre consommation d'eau ! En traquant les gaspillages, les fuites, les usages peu judicieux de l’eau potable, on fait des économies d’eau importantes. Une famille de 4 personnes peu soucieuse de sa consommation d’eau et mal équipée (pas de lave-linge ou de lave-vaisselle économes, robinets qui fuient…) consomme deux fois plus d’eau par an qu’une famille économe. Robinets : savoir les fermer, les ouvrir à bon escient 12 litres par minute : c’est le débit courant d’un robinet. Si on laisse couler l’eau en se lavant les dents, on gaspille environ 10 000 litres d’eau par an. Surveillez les fuites C’est facile en notant, la nuit à quelques heures d’intervalle, les volumes d’eau précis sur l’index du compteur. Cela permet de repérer rapidement une fuite, d’intervenir vite et de limiter le gaspillage. Au jardin aussi Arroser au pied des plantes le soir, biner régulièrement et pailler le sol, choisir des plantes résistantes à la sécheresse : autant de moyens pour économiser l’eau au jardin. Préservez l’eau en polluant moins Certains produits provoquent des pollutions dangereuses difficiles et coûteuses à éliminer : ne pas jeter les produits de bricolage dans l’évier, ou des piles dans la rue (elles se retrouvent dans les égouts !) limite cette grave nuisance. Limitez les débits À adapter sur les robinets ou le flexible de douche, certains dispositifs permettent de limiter la consommation tout en conservant une même efficacité d’utilisation : réducteurs de débit, aérateurs, « stop-douche », douchettes à turbulence… Ainsi, certains aérateurs (classe Z ou Z+) permettent de diviser par 2 le débit d’un robinet standard, avec le même confort. Économisez l’eau dans les toilettes Une chasse d’eau à double débit consomme au choix 3 ou 6 l d’eau (chasse d’eau classique : 9 l). Elle permet une économie annuelle de 30 à 40 m3 pour une famille de 4 personnes. Choisissez des appareils ménagers sobres Un lave-linge performant consomme environ 40 litres d’eau pour une lessive sans prélavage (2 fois moins qu’il y a 10 ans), un lave-vaisselle sobre seulement 15 litres. Laissez-vous guider, lors d’un achat, par l’étiquette énergie, qui indique la consommation d’eau des appareils, ou l’écolabel européen, attribué à des appareils sobres. Et l’eau chaude ? Économiser l’eau chaude, c’est économiser à la fois l’eau et l’énergie nécessaire à son chauffage. Un robinet mitigeur économise 10 % d’eau par rapport à un robinet mélangeur classique. Un robinet thermostatique, plus coûteux, est encore plus efficace : jusqu’à 30 % d’économie, et un confort d’utilisation supérieur. Utilisons l'eau de pluie ! 200 litres d’eau, c’est ce qu’il faut pour laver la voiture. Pour arroser le jardin, comptez 15 à 20 litres par mètre carré. Quel dommage d’utiliser l’eau potable pour ces usages, alors qu’il existe une ressource gratuite, abondante et facilement récupérable : la pluie ! Une surface de toit de 100 m2 à Angers, Cholet ou Saumur reçoit en moyenne 70m3 d’eau par an. En récupérant et en stockant une partie de cette eau pour la réutiliser au bon moment, on fait de sérieuses économies. Installez une citerne Il en existe de toute contenance, de la petite cuve de 200 l au réservoir enterré de 5 000 l ou plus. Équipée d’une pompe, une citerne peut alimenter un réseau d’arrosage automatique. Si vous disposez d’un puits dans votre jardin, l’installation d’une pompe vous permettra d’en utiliser l’eau. Une analyse de sa qualité est malgré tout recommandée. Source : Ademe, CEREN, Les chiffres clés du bâtiment
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Bien gérer mes déchets

Chaque année, chaque français jette environ 400 kg de déchets. Pour une famille de quatre personnes, cela équivaut à une tonne et demi ! Alors, réduction à la source, tri, recyclage, compostage, mise en déchèterie, nous avons le choix : les solutions existent pour réduire le volume de nos déchets, les valoriser et diminuer leurs nuisances. Comment me débarasser de mes déchets ? Jusque dans les années 80, l’essentiel des déchets des ménages partait en décharge. L’augmentation des tonnages à traiter a rendu indispensable la mise en place d’une véritable politique de gestion de ces ordures ménagères. À l’heure actuelle, elle s’articule autour de trois grands axes : d’abord la prévention (réduction de la quantité et de la nocivité des déchets produits), ensuite la valorisation (recyclage, compostage, incinération avec récupération énergétique), enfin le dépôt dans des centres de stockage. Comment réduire mes déchets ? Des initiatives variées se développent et les solutions de prévention existent. De plus en plus d’industriels et de distributeurs proposent aujourd’hui des éco-produits (qui par exemple durent plus longtemps, sont recyclables, dont les emballages ont été réduits). Mais le rôle du consommateur au quotidien est fondamental : par ses choix de consommation, par une utilisation adaptée de produits, par son implication lors du tri des déchets. Y penser au moment des achats En évitant les produits jetables, en choisissant ceux qui durent plus longtemps ; En privilégiant les produits achetés en vrac, les « écorecharges » et les produits concentrés (à condition de respecter les doses prescrites) ; En choisissant des produits recyclables ou fabriqués à partir de matériaux recyclés ou renouvelables ; En préférant les produits portant un écolabel officiel (écolabel européen, marque « NF Environnement »). Ils garantissent la qualité d’usage du produit et la limitation de ses impacts sur l’environnement. Trions et recyclons ! Les déchets contiennent des matériaux réutilisables. En les récupérant grâce au tri et en les traitant, ils sont prêts à vivre une deuxième vie. Respectez les consignes de tri Séparer, à la maison, les matériaux recyclables par familles (journaux et cartons, verre, aluminium, plastique) est une condition essentielle de l’efficacité de la collecte sélective. Utilisez la déchetterie On y trouve les bennes appropriées pour déposer les gravats, les déchets de jardin, les déchets encombrants, certains produits dangereux (peintures, solvants, etc.). Informez-vous des collectes spécifiques La déchetterie n’est pas la seule solution pour les produits toxiques et les encombrants : Certains garagistes récupèrent les huiles, certains magasins, les piles et des collectivités organisent des ramassages de produits dangereux par camion. Enfin, les pharmaciens récupèrent les médicaments non utilisés ou périmés ; La collecte des encombrants peut se faire différemment selon les communes : collecte au porte-à-porte, (très pratique pour personnes âgées ou handicapées), collecte sur des points de regroupement (mise à disposition de bennes pendant quelques jours à des périodes précises). Jetez utile : les associations caritatives Elles collectent, réparent puis revendent les appareils ménagers, les meubles, les vêtements que l’on jette. Pour ce qui est trop abîmé, certaines d’entre elles prélèvent des pièces détachées et recyclent les matériaux. Mes déchets bons pour le jardin : le compostage Fabriquer un amendement de qualité pour le jardin en limitant le volume des déchets ménagers : c’est cela, le compostage. En prenant quelques précautions simples, on peut composter tous les déchets organiques de la maison : déchets de cuisine, déchets de jardin, papiers, cendres, sciures… Faire un tas de compost C’est la façon la plus souple de procéder. Il faut avoir la place nécessaire, si possible hors de vue du voisinage. Le tas est facile à faire et à surveiller : les déchets sont visibles et accessibles. Mais il est à la merci des animaux (chiens, chats, rongeurs) et exposé au vent, à la pluie, à la sécheresse. Le compostage y est assez lent. Acheter un composteur Il en existe en bois, en métal ou en plastique. Fiez-vous en particulier à ceux qui portent l’écolabel officiel « NF Environnement». Un composteur est adapté aux petits jardins. Il demande plus de soin qu’un compost en tas pour éviter les dégâts de type sécheresse ou pourrissement. Le compostage y est rapide. Source : Ademe, CEREN, Les chiffres clés du bâtiment
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